Faut-il tailler ses plants de cannabis à autofloraison ?

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Oui, il est tout à fait possible de tailler une plante de cannabis à autofloraison, mais avec une certaine prudence, nous conseillons de le faire assez tôt, et toujours en privilégiant des techniques qui limitent le stress sur le végétal. Sur une variété photopériodique, la taille est un outil classique pour augmenter le rendement. Sur une autofloraison, la même intervention peut au contraire freiner la plante au pire moment.

La question divise les cultivateurs depuis l’arrivée des autos sur le marché. Certains ne touchent jamais à leurs plants, d’autres pratiquent le topping avec succès. Voici ce qu’il faut savoir pour faire le bon choix.

Ce qui rend les autofloraisons différentes

Un hybride autofloraison fleurit automatiquement en fonction de son âge, généralement au bout de 20 jours de croissance, indépendamment de la durée du cycle de lumière, que ce soit en intérieur ou bien en extérieur. Ce trait caractère provient génétiquement du Cannabis ruderalis, une sous-espèce adaptée aux étés courts des régions nordiques.

Conséquence directe : son cycle est court et fixe, généralement de 8 à 12 semaines de la graine à la récolte. La phase de croissance végétative ne dure que 3 à 4 semaines au maximum, et le cultivateur ne peut pas la prolonger, même à l’aide d’équipements techniques spécifiques.

Sur un cultivar photopériodique, il est tout à fait possible de laisser la plante récupérer d’une taille aussi longtemps que nécessaire avant de déclencher la floraison. Sur une auto, chaque jour perdu en croissance est perdu pour de bon et ne se rattrape pas. Ce qui signifie clairement, qu’il est fondamental d’essayer d’assurer au maximum des conditions de culture idéales, notamment climatiques, afin de préparer au mieux la structure végétale pour la floraison, afin d’obtenir le meilleur rendement possible au terme de la récolte.

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Les risques de la taille sur une autofloraison

Toute action de taille peut être une cause de stress, car la plante a besoin de quelques jours pour cicatriser, récupérer et réorganiser sa croissance. Sur une plante automatique, ce temps de récupération est pris sur une phase végétative déjà très courte. Il est bon de savoir également que toutes les génétiques de cannabis, ne réagissent pas de la même manière aux stress auxquels elles sont confrontées lors de cette action, certaines vont démontrer des résultats bénéfiques et d’autres, au contraire, des résultats peu probants et contre-productifs, en entrainant soit un blocage du développement structurel du plant concerné, ou bien à l’inverse une explosion bénéfique du port structurel, pouvant aboutir dans ce cas par une récolte dont le rendement serait bien plus important.

Les principaux risques de la taille sur certaines variétés automatiques :

  • Croissance ralentie : la plante dépense son énergie à se réparer plutôt qu’à se développer.
  • Plant plus petit : si la floraison démarre avant la récupération, la plante reste chétive, peu ramifiée et petite.
  • Rendement en baisse : l’effet inverse de celui recherché.
  • Erreur irréversible : une taille trop tardive ne se rattrape pas, faute de temps.

Les variétés les plus compactes et les plus rapides sont les plus sensibles. Un plant faible, malade ou en carence ne doit jamais être taillé, car cela pourrait l’affaiblir encore davantage.

Chez SILENT SEEDS, nous vous recommandons de toujours faire de petits tests tout d’abord sur un seul plant pour commencer, afin de voir l’évolution du comportement et des résultats précis obtenus sur une variété en particulier, plutôt que de l’appliquer sur toute une population entière, au risque d’avoir des résultats décevants et inattendus. Il est toujours préférable de jouer la carte de la prudence, fain de limiter les pertes, surtout en intérieur où l’espace est limité et où le coup de l’énergie utilisée est aussi plus cher.

Plante autofloraison taillée, en phase de floraison



Nous vous préconisons également d’appliquer le même processus de sécurité avec des variétés de cannabis à photopériode, car les réactions de la plupart des génétiques descendantes ou appartenant à l’arbre généalogique de la famille Girl Scout Cookies par exemple, ne réagiront pas de manière bénéfique aux différentes techniques de taille, c’est un fait observé et démontré. Il en est de même avec une large majorité d’hybrides provenants de la lignée Gelato, qui pourraient démontrés des signes d’hermaphrodisme, suite aux stresss générés. Il faut clairement avoir une certaine vigilance avec bon nombre de polyhybrides modernes, que l’on appelle plus communément des variétés de cannabis exotiques.

Il est certain qu’en appliquant ces mêmes méthodes de taille à des cultivars plus classiques appartenant à la lignée Skunk, Haze (comme Moby Dick Auto par exemple), Afghane, Hindu Kush (anciennes), Chitral, Pakhistani ou encore Northern Lights, l’évolution de votre culture aura davantage de chance d’évoluer dans le bon sens grâce à la stabilité de ces lignées génétiques Old School. Les résultats dans ce cas, démontre une fiabilité bien différente et plus prévisible, cependant certaines variétés exotiques démontrent des résultats convaincants, une fois cette barrière de tests franchie.

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Les techniques possibles

Toutes les tailles ne se valent pas : les techniques sans coupe sont les plus sûres sur une autofloraison, les tailles franches les plus risquées.

TechniquePrincipeStressAdaptée aux autos ?
LST (palissage doux)Plier et attacher les tiges pour ouvrir la plante à la lumièreFaibleOui, idéale
LollipoppingRetirer les petites pousses du bas, peu exposéesFaibleOui, en tout début de floraison
Défoliation légèreRetirer quelques grandes feuilles qui masquent les têtesModéréOui, avec modération
FIMPincer le bourgeon terminal en ne coupant qu’une partieModéréPossible, sur variétés vigoureuses
ToppingCouper l’apex pour obtenir deux tiges principalesÉlevéRisqué, uniquement très tôt
Mainlining, super croppingTailles répétées ou tiges écraséesTrès élevéNon recommandé, à éviter

Le LST offre l’essentiel des bénéfices de la taille, une canopée plus homogène, mieux répartie, avec plus de têtes bien éclairées, sans aucune coupe. C’est la technique de référence pour les hybrides de cannabis autofloraisons, car cette méthode réduit efficacement tous stress pour le ou les plants concernés.

Le bon timing

Avec une autofloraison, le moment compte autant que la technique : une taille franche se fait au plus tard vers la troisième semaine, puis on n’intervient plus qu’en douceur.

Période (indicative)Ce qu’on peut faireCe qu’on évite
Semaines 1 à 2Laisser la plante s’installerToute taille
Semaines 2 à 3Topping ou FIM sur plant vraiment vigoureux (4 à 5 nœuds), début du LSTCouper un plant faible
Semaines 3 à 5Poursuivre le LST, défoliation légèreTopping et FIM
Début de floraisonLollipopping, retrait de quelques feuilles gênantes avec prudence, celles qui masquent réellement le développement des fleursTailles franches
Floraison avancéeRien, sauf feuilles abîméesToute taille

Ces repères varient selon les variétés : observez la plante plutôt que le calendrier. L’apparition des premiers pistils signale l’entrée en floraison et la fin des interventions conséquentes.

Différentes méthodes de taille pour variétés de cannabis automatiques

Le verdict : nos conseils pratiques

Pour la majorité des cultivateurs, la meilleure stratégie est de ne pas couper, hormis pour l’usage de la défoliation légère ou lollypopping modéré, et de miser assez généralement sur le LST. La taille franche reste une option pour les plus expérimentés, sur des variétés vigoureuses démontrant une certaine résilience. Comme mentionné précédemment, il est nécessaire de forger votre propre expérience avec le temps, car certaines variétés démontrent qu’il est possible d’obtenir d’excellents résultats avec des procédés divers et variés, mais cela exige de prendre le temps de se documenter par le biais de la réalisation d’une multitude d’expériences pratiques de votre côté, là est votre meilleure garantie pour connaître les possibilités qui vous sont réellement offertes dans le royaume des variétés de cannabis à autofloraison.

  • Débutant : pas de coupe. Un LST simple suffit à améliorer nettement la canopée.
  • Cultivateur confirmé : un seul topping ou FIM, au bon moment, sur un plant en pleine santé.
  • Choisissez la bonne variété : les autos XXL comme Alien Gas XXL Auto, MAC Dawg XXL Auto, ou bien Purplenade XXL Auto, ou à cycle plus long tolèrent mieux la taille que les variétés compactes dont la période de floraison est également plus courte.
  • Une seule intervention lourde : jamais deux tailles franches sur la même auto, car sinon au risque qu’elle n’ait jamais le temps de récupérer suffisamment.
  • Soignez l’environnement : lumière, arrosage et nutrition adaptés aident la plante à récupérer plus vite.
  • Testez avant de généraliser : comparez un plant taillé et un plant non taillé de la même variété. Testez, analysez et faites vos propres expériences de votre côté.
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